Jeudi, 23 juillet 2009
Numéro 295

2009-07-23 - 5a7 à la Casa Obscura

5a7 à la Casa Obscura

En partant, nous avons eu la visite d'un jeune pataphysicien barbu
accompagné d'une amie que Jean-Patrick a immédiatement essayé de recruter
comme candidate neorhino pour les prochaines élections
(le nombre de candidats et candidates comporte maintenant deux chiffres).

Nous avons eu droit à un bref résumé de la science pataphysique
selon laquelle on peut savoir certaines choses sans vraiment savoir qu'on le sait.

Comme par exemple la majorité des pataphysiciens ne savent pas qu'ils le sont.

Et il en va évidemment de même pour les pataphysiciennes...

Toujours est-il que François a proposé que l'on organise,
entre le 15 septembre et le 15 octobre,
un événement au cours duquel le parti «neorhino»
ferait son «coming out» de pataphysicien qui s'ignorait
et qui a décidé de s'assumer publiquement.

Ça pourrait aller jusqu'à un coloque de plusieurs jours
avec des films et des conférenciers invités
comme par exemple Fernando Arrabal
qui pourrait venir pour parler du Collège de pataphysique.

On lui paierait le transport, l'hébergement, la bouffe
et même un cachet (involontairement simple).

Puis il y a eu le visionnement d'un film :

«L'encerclement », de Richard Brouillette.

Un film intelligent, implacable,
qui nous montre comment la pensée unique triomphante
repose sur des raisonnements indéfendables et plutôt fragiles.

Selon Jean-Luc Migué c'est du gaspillage d'éduquer
tous les citoyens et citoyennes sur les affaires de l'État :
il suffit de quelques personnes pour tout penser et tout décider
et les autres ont juste à faire ce qu'on leur dit de faire.

C'est à peu près le même raisonnement que les personnes
qui disaient que ça vaut pas la peine d'éduquer les filles
qui vont passer le reste de leur vie dans cuisine à torcher des p'tits.

C'est Ignacio Ramonet qui part le film sur les chapeaux de roue
en faisant le lien entre le parti unique des régimes totalitaires d'antan
et la pensée unique des régimes globalitaires d'aujourd'hui.

Puis Noam Chomsky, Michel Chossudovsky, Normand Baillargeon,
Omar Aktouf et quelques autres décortiquent chacun à sa façon
les tenants et aboutissants du néocolonialisme prédominant.

C'est pas jojo !

Mais moi, ce film m'a rassuré...

En voyant ainsi formulées en une dizaine de tableaux
des décennies d'intuitions, d'impressions que j'avais déjà,
je me dis qu'on est de plus en plus nombreux à voir la même chose
et tout ça me donne l'espoir qu'un jour le reste du monde va comprendre.

En marchant sur l'avenue Mont-Royal jusqu'au métro
en partant de la Casa obscura, je constatais de mes yeux
que les gens d'aujourd'hui ne sont pas la masse inerte d'êtres infra-humains
à laquelle Jean-Luc Migué fait référence dans le film.

Il suffit d'une simple prise de conscience
pour changer complètement la vision du monde d'une personne.

À chaque fois que nos folies aident quelqu'un à prendre conscience
notre action politique a un impact dans la vraie vie.

On vous promet rien,
ou plutôt on vous promet de rien vous promettre,
parce qu'avant, on promettait de ne pas tenir nos promesse,
mais c'était assez improductif car si on avait tenu une promesse,
ça aurait brisé notre promesse de ne pas tenir nos promesses,
et d'autre part, si on n'avait pas tenu la promesse, par le fait même,
on aurait tenu la promesse de ne pas tenir nos promesses
ce qui est justement ce qu'on cherche à éviter.

Sur ces considérations de pataphysique appliquée,
je ferme boutique, à suivre...

Sergio
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Ignacio Ramonet

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Michel Chaussudovsky

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Noam Chomsky

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Normand Baillargeon

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Omar Aktouf

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Richard Brouillette