2009-09-03 - 5à7 au Saint-Sulpice
 
5à7 au Saint-Sulpice
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Mon cher Armand...
Joanne avait invité tout le monde à fêter les 80 ans d'Armand lors d'un 5 à 7 au Café-Bar Saint-Sulpice de la rue Saint-Denis où il en a profité pour dévoiler une sculpture acquise par Maurice Bourassa pour la terrasse du Café qui fête ses trente ans de loyaux services à la communauté uqamienne.
Nous avons donc exceptionnellement déménagé notre 5à7 neorhino du jeudi de la Casa obscura de la rue Papineau au Café Saint-Sulpice de la rue St-Denis. Comme vous pourrez le constater, c'était une très bonne idée, car ce fut un de nos 5à7 les plus réussis...
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First things first ...
Quand je suis arrivé, Francois parlait avec Sergio Camhi, le consul de Cuba. Il était question de notre prochain voyage à Holguín pour participer au 5e Colloque pour la libération des 5 héros cubains, du Film Cubec qui sera bientôt présenté au Festival du Nouveau Cinéma et d'une affiche qu'on a imprimée pour Amaury de l'ICAP de Holguín et qu'il faut lui faire parvenir maintenant.
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En toute solidarité
Bien qu'Armand soit un artiste libre de toute affiliation politique, plusieurs politiciens sont venus saluer son engagement et lui témoigner amitié, admiration et lui souhaiter toutes sortes de bonnes choses. Mme Harel semblait en pleine forme et Amir prêt au combat.
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Regarde la belle bête...
Jean-Paul Daoust, un poète et ami d'Armand, lui a lu un texte chaleureux dans lequel, avec sa verve habituelle, il a tracé de notre sculpteur national un portrait à la mesure de sa démesure : féroce, intègre et irrécupérable.
«Quand fier viking aux cheveux bouclés il descendait la rue St-Denis, Janou me disait : "Regarde la belle bête". Et moi je regardais la lumière danser dans ses yeux ardents, et elle continue de danser, Armand. Tu me rappelle un bon ami disparu, Serge Lemoyne, grand iconoclaste devant l'Éternel. Grâce à Maurice, mécène magnifique, ta sculpture est là, forte et fière comme toi, et après San Francisco, il était plus que temps pour Montréal d'avoir dans son Quartier latin, un Armand Vaillancourt.»
Bravo !
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Grand rhino de la sagesse!
Comme cadeau d'anniversaire de la part de nous tous, François a remis à Armand pour ses 80 ans un rhinocéros à la corne dressée bien droite.
Armand n'est membre d'aucun parti, mais nous sommes membres de la même humanité, nous visons la même liberté.
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En revenant de l'espace
Juste comme nous allions procéder au dévoilement de la sculpture, Julie Payette est arrivée pour nous montrer un dessin qu'Armand avait fait avec leur fils Alexis et que Julie a amené avec elle dans l'espace. Ce fameux dessin a fait 248 fois le tour de la planète, soit 10,5 millions de kilomètres et elle va lui remettre aussitôt que possible, après l'avoir fait encader de façon appropriée avec un certificat d'authenticité. Le père et le fils avaient assisté aux 5 tentatives échouées au Cap Canaveral et le décollage a finalement eu lieu à la 6e tentative le lendemain de leur départ. À croire que c'est eux qui retardaient le lancement.
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Julie a aussi remis à Armand aussi un morceau de foam dans un sachet de plastique. Quand les gens de la NASA lui ont demandé pourquoi elle volait ce petit bout de mousse isolante et elle leur a répondu que c'était pour un grand artiste qui va certainement trouver une manière de faire quelque chose avec ça. Et Armand a répondu que c'était déjà tout trouvé, qu'il n'attendait que d'avoir l'objet en main pour commencer à couler la pièce.
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Dévoilement de la sculpture sans nom
Armand a levé le voile sur cette oeuvre de métal, qui n'a pas encore de nom. L'important a-t-il dit, c'est d'accoucher, on baptisera ensuite. On fera un concours pour trouver le nom s'il le faut. Et pour nous montrer que, même s'il est mobile, son bébé est bien solide, il a grimpé dessus et lui a fait faire un tour. Avec sa base massive en béton plantée 7 pieds dans le sol et surmontée d'une dalle de granit polie dans laquelle est fixée la sculpture. l'objet pèse plus d'une tonne.
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En toute solidarité
Homme de convictions, Armand a parlé franchement comme d'habitude du vieux rêve d'un Québec souverain pour lequel il ne faut jamais arrêter de militer. Il a parlé de la situation dans le monde. Il a salué ses amis qui étaient là pour lui aujourd'hui. Il aurait pu parler encore longtemps, mais il a passé le micro à Amir Khadir.
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Amir harangue Pierre-Karl
Amir a saisi l'occasion pour demander à Monsieur Péladeau, qui venait d'arriver, s'il allait bientôt mettre fin au conflit de travail au Journal de Montréal afin que les journalistes en lock out depuis 9 mois soient traités dignement et puissent retourner à l'ouvrage. Monsieur Péladeau n'a pas pris le micro pour répondre à Amir qui est parti peu après, le saluant au passage.
À la défense du député de Québec solidaire, j'ai dit à Monsieur Péladeau que par solidarité avec les travailleurs, Amir ne pouvait pas ne pas saisir l'occasion de lui poser cette question. La position du neorhino sur ce sujet est que nous sommes tous sur le même bateau et nous devons apprendre à ramer ensemble.
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Monsieur Péladeau a dit qu'il ne voulait pas se retrouver dans la même situation que La Presse et j'ai répondu que justement, les médias de communications devaient s'adapter rapidement aux nouvelles technologies de communication ou ils allaient manquer le bateau tout simplement. Mais ce n'était pas le bon moment pour lui exposer mes idées sur la question. Je lui ai plutôt parlé de l'interview ce matin à Radio-Canada avec Geneviève Bujold qui le remerciait pour son soutien à la restauration du film Kamouraska de Claude Jutras, dont c'était justement la première au cinéma Impérial ce soir. Soutenir le projet Éléphant, pour la préservation de notre patrimoine cinématographique, c'est certainement un pas dans la bonne direction (une direction qui va dans le sens de la solidarité et éventuellement du soutien de l'économie solidaire (mais ça c'est une autre histoire (on en reparlera))).
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Meanwhile, back at the ranch
Pendant ce temps, dans la salle, des porteurs sont arrivés en charriant un gros gâteau de fête surmonté de deux chandelles et avec un dessin sucré du barbu aux cheveux blancs.
Nous avons chanté : Bonne fête, Armand, bonne fête, Armand, bonne fête, bonne fête, bonne fête, Armand. Puis Mon cher Armand, c'est à ton tour, de te laisser parler d'amour.
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Diane Dufresne
Notre chère diva est passée discrètement saluer Armand qui a souvent réalisé les décors des scènes où elle a chanté.
Elle nous a laissé un joli sourire en passant.
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Jacques Languirand
Monsieur Languirand est venu saluer l'importance de l'artiste et de son oeuvre. «Il a été solide pendant des années et des années. Merci d'être venu le voir, merci de lui dire merci.»
Disons en passant aussi merci à Monsieur Languirand dont le rire rassurant nous a accompagné depuis si longtemps par les 4 chemins de l'univers d'où il nous ramerait chaque jour de quoi nous coucher un peu moins ignorants que la veille.
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Yves Beauchemin
«On t'aime Armand, on t'aime parce que tu sais pas comment vieillir et j'espère que cette ignorance-là va durer longtemps.»
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Là pour longtemps...
François a salué Maurice Bourassa, propriétaire du Saint-Sulpice et ami d'Armand. Dans les années 80, Armand et Maurice avaient organisé ensemble un concours de sculptures sur glace sur la terrasse du bar.
«Avec cette solide sculpture, je veux affirmer que nous sommes là pour rester et je souhaite que nous soyons encore tous là dans 20 ans pour fêter le 50e anniversaire.»
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Une danseuse exotique...
Un ami «pas mal flyé» d'Armand, André Bouchard, lui a fait le cadeau inattendu d'une danse exotique (désolé pour le son mal enregistré)...
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Luc Plamondon
Luc Plamondon est passé saluer Armand. Après qu'un jeune homme lui ait parlé de leur rencontre fortuite à Paris il y a plusieurs années, je me suis glissé dans la conversation qui a vite tourné politique et culture. Il était d'accord avec moi, que ce n'était pas très fort de la part des américains qui ont les moyens de se payer des soins de santé de ne pas vouloir payer pour ceux qui n'ont pas les moyens de payer. Avant de propager la démocratie dans le reste de la planète, ils devraient commencer par l'instaurer chez eux.
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Alain Simard
Alain Simard, qui est aussi un acteur de longue date sur la scène culturelle québécoise, est passé souhaiter bonne fête à Armand qui avait orchestré une grande oeuvre collective sur la palissade du Quartier des spectacles qui était en construction pendant la 29e édition du Festival de Jazz.
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Richard Desjardins
Richard est passé saluer Armand bien rapidement, car il n'aime pas tellement les caméras et Armand a été littéralement mitraillé toute la soirée. Je met quand même cette photo ici, car je suis certain qu'il y en a beaucoup d'autres que moi qui seront contents de voir réunis en cette joyeuse occasion le poète du verbe et le poète du fer.
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Un 5à7 qui a a duré longtemps après 7 heures
On a jasé beaucoup et beaucoup d'autres personnes sont passées saluer le père de la sculpture moderne au Canada, mais la carte mémoire de ma caméra était déjà pleine. Jean-Patrick était content parce qu'il a trouvé un candidat de plus. Et moi j'étais content de penser que nous avons contribué d'une manière ou d'une autre à rassembler des gens si différents. En fin de compte, c'est ça le message de notre parti : soyons différents ensemble plutôt que de l'être séparément.
De fête en fête jusqu'à la victoire...
Sergio
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Voici quelques photos que j'ai prises lors de ce 5à7 tout à fait mémorable...
Voici aussi quelques photos prises par Gilles (ou en tout cas avec sa caméra)...
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