Questions de chefferie...
 
Questions de chefferie...
Pourquoi le PQ a-t-il tant de difficulté avec ses chefs ?
Je vais vous expliquer ce que j'en pense...
Mais auparavant , un petit tableau récapitulatif :
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Que faire?
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| Les élites politiques et économiques veulent le pouvoir et le contrôle |
Loi du plus fort
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Loi de l'amour
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La majeure partie de la population veut la paix et l'harmonie |
Pour gouverner ça prend un chef,
et le chef c'est la personne qui a vaincu toutes les autres |
Compétition
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Coopération
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Chaque personne fait sa part et la personne qui coordonne elle aussi |
Le chef décide,
les autres suivent ou sont rejetés |
Pyramide
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Réseau
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Le groupe décide,
personne n'est mis à l'écart |
Ceci étant dit, voici le raisonnement :
Tout d'abord, le PQ prétend être le parti du peuple québécois.
Or le peuple québécois est pacifique, éduqué et travailleur.
Il faut aussi tenir compte de son héritage catholique
et des années psychédéliques Peace and Love...
Bref, la majeure partie de la population est dans la colonne de la coopération.
D'autre part, le PQ est dirigé par la classe politique.
Les personnes qui font partie de cette classe
ne se considèrent pas comme faisant partie de la population.
Elles semblent croire qu'il faut se placer au-dessus des autres pour les gouverner.
Alors, dans le tableau ci-dessus,
elles se retrouvent dans la colonne de la compétition.
La logique de la compétition et l'organisation pyramidale qui en découle
s'intègrent parfaitement aux idéologies libérales et conservatrices
qui n'ont jamais eu aucune prétention
«social-démocrate».
Mais dans le cas du parti québécois, ça pose problème.
Il faudrait que ça fonctionne en réseau de bas en haut.
Ça fonctionne de façon démocratique à la base
puis quelque part en remontant vers les hautes instances,
il y a une coupure et la représentativité ne mène nulle part.
Sauf que la population n'est pas dupe
et le PQ aura beau changer de chef mille fois,
la majorité ne l'appuiera pas dans ces conditions.
Le problème, ce n'est ni la population, ni les élu.e.s,
ce sont ces personnes dont le nom n'apparaît nulle part
mais qui dirigent tout dans les coulisses du pouvoir.
Si le PQ veut accomplir son destin,
c'est de ces gens-là dont il doit se débarasser.
En vérité, si la population veut un jour atteindre la démocratie,
c'est à elle d'identifier et de mettre hors d'état de nuire ces gens non élus
dont les manigances finissent par dévoyer complètement «une personne, un vote».
Dans le cas du parti Rhinocéros,
nous avions résolu le problème en choisissant comme chef
un jeune rhinocéros du Zoo de Granby nommé Cornelius.
Et maintenant, le parti neorhino.ca a choisi une chefferesse
pour marquer clairement notre soutien indéfectible à la cause féministe
ainsi qu'à la jeunesse dont nous faisons tous partie indépendamment de l'âge.
Mais le rôle que joue Richelle dans notre partie
ne se compare pas à celui que joue Mario Dumont dans le sien
ni aux attentes que l'on avait vis-à-vis André Boisclair au PQ.
Voilà, maintenant faut que je parte
je vais arriver en retard à la librairie...
Bonne journée!
Serge NéoRenard Grenier
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