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Développer une conscience collective,
c'est arriver à trouver ensemble ce que ous voulons accomplir, ressentir et vivre.
Se poser des questions et tenter de trouver des réponses.
En fait il s'agit de penser et d'échanger sur les sujets
que nous pensons essentiels à la survie de l'humanité.
Le bonheur pour tous est-il possible?
Il nous faut trouver les sujets primordiaux dont nous voulons parler dans notre parti,
dans notre manifeste et notre programme.
Nous inventons notre langage et notre pensée.
Puis nous utilisons des moyens de communication
afin que les membres du parti soient sur une même longueur d'onde.
Plus tard on verra si nous voulons diffuser notre réflexion au monde entier.
Pourquoi le néorhino et pas un autre parti ?
Première question.
A chacun d'y répondre.
Pour moi c'est que je ne retrouve dans aucun autre parti
la possibilité d'échanger sur ces grands sujets.
Comment voulons-nous être différents des autres instances politiques ?
Il y a aussi cette notion d'urgence qui s'installe au fond de nous.
Nous sentons que nous devons agir.
Notre monde est malade et la fin du monde est devenu un sujet presqu'à la mode.
Dans le texte Autocar de Luxe de Édouard dans la revue L'Organe,
la conclusion est qu'il faut cesser de penser comme des petits vieux.
En fait il s'agit plutot de se mettre à penser ensemble.
De créer ensemble des textes et des événements
qui nous donnerons le gout de vivre, de changer le monde.
Nous voulons enrichir nos pensées,
créer des nouvelles dimensions qui feront de nous des hommes et des femmes
dotés d'une force et d'un amour de la vie à la place de la peur et de la mort.
C'est à une renaissance de l'esprit, à des nouveaux humains
qui s'élèveront au-dessus des carcans de la peur et de l'impuissance.
Notre chemin est celui des bouffons du maquis
qui ont jallonné l'histoire de l'humanité:
Diogène, Aristophane, Rabelais, Érasme dans l'Éloge de la folie, Coluche,
Patch Adams, Jodorowsky, Noël Godin, Jerry Rubin, les Doors,
et plein d'autres illuminés qui ont laissé des miettes de pains
dans le labyrinthe décourageant de cette société morbide.
Être heureux est la chose la plus révolutionnaire que je puisse faire, disait Patch Adams.
Alors notre premier devoir est d'être heureux, pour ensuite aider les autres
à retrouver le bonheur perdu dans ce système de consommation.
Nous voulons créer un jeu et jouer dans cette démocratie canadienne.
Nous serons un souffle joyeux
et nous tenterons de souffler dans ce gros ballon électoral.
Proposons sans retenue le modèle idéal du pays que nous voulons créer.
Reprenons les mots liberté, justice, amour et bonheur,
mots qui ont été détournés de leur sens par l'oligarchie de la publicité.
En fait, redonnons un sens à nos vies.
Sens qui est de plus en plus perdu à cause de l'omniprésence du matérialisme.
Dépensons moins, pensons plus.
Fousoi
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