2011-01-20 - 5à7 et vernissage à la Casa obscura
 
5à7 et vernissage à la Casa obscura
Réunion discrète pendant le vernissage
de l'exposition «Crucifixion libre» de Serge Lavoie
Il y avait beaucoup d'enfants, grands et petits,
de la musique par Jos Guitare lui-même, avec Simon à la basse.

Le 5à7 était non-fumeur, car on s'attendait à ce qu'il y ait des enfants.
Alors, les fumeurs se regroupaient dans le bureau,
où plusieurs personnes qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps
se racontaient des histoires du bon vieux temps.
À un moment donné, Ben97 parlait de Chatouille et Chocolat
et comme il expliquait que Rodrigue Tremblay, de son vrai nom, travaillait à la Cadbury,
soudain une lumière s'est allumé : Cadbury, c'est une marque de chocolat...
Fait que je lui ai demandé :
Maintenant qu'on sait d'où vient le surnom de Chocolat,
pourrait-on savoir d'où vient le 97 dans Ben97 ?
Premièrement, a-t-il répondu, c'est un nom d'artiste.
Comme les savants qui font des thèses doivent trouver un sujet
et faire avancer la science sur le sujet en question,
les artistes pour se faire une place dans le monde artistique
doivent trouver un domaine et y faire quelque chose qui n'a jamais été fait.
En particulier, on s'attend à ce que les artistes brisent les conventions.
Comme il cherchait quoi faire, Ben, Michel Benoit de son vrai nom,
a remarqué que sur leurs toiles, les peintres signaient leur nom avec un chiffre à côté.
Alors il a demandé à son prof ce que signifiait le chiffre à côté du nom du peintre,
et celui-ci a répondu que c'est la date de l'oeuvre, il s'agit d'une vieille convention !
Voilà, s'est-il exclamé, voilà ce que je vais faire de nouveau,
je serai le premier dont le chiffre suivant son nom d'artiste
ne sera pas une date,
mais le numéro d'une ligne d'autobus,
celle qui passe sur l'avenue Mont-Royal, la 97!
 
Le groupe de rhinos habituels s'était discrètement mêlés à la foule...
Poursuivant notre inventaire des promesses les plus prometteuses,
Capitaine Compliké a pensé qu'il serait bien,
le long de ses passerelles piétonnières
entre les continents,
de prévoir des haltes avec aires de repos, de restauration, etc.
Comme on a construit l'Île Sainte-Hélène dans le fleuve Saint-Laurent
avec la terre et la roche obtenue en creusant les tunnels du métro,
j'imaginais qu'on pourrait construire des petites îles ici et là.
Mais cela représente beaucoup d'ouvrage finalement...
J'ai dit qu'on pourrait tout simplement ramener les continents ensemble
comme ils l'étaient avant leur séparation il y a quelques milliards d'années.
Et Ben97 s'est proposé pour refaire la carte du monde
avec tous les pays réunis et sans aucune frontière.
«Imagine no countries».
Alors, Ben97 a imaginé qu'on pourrait partir du Pôle Nord,
que l'on déclarerait zone sans pays,
puis qu'on étendrait ça progressivement
au reste de la planète.
Et j'ai demandé pourquoi on imaginait toujours commencer quelque part
et ensuite propager au reste de la planète qui se retrouve alors en retard
et comme à la remorque de ceux qui ont commencé en premier.
Tant qu'à être dans l'imaginaire, pourquoi ne pourrait-on imaginer
quelque chose qui part de partout en même temps,
quelque chose qui ne passe pas par une personne ou par un pays en particulier
quelque chose qui surgit de l'intérieur de chacun et chacune au même moment ?
 
Serge Lavoie nous a fait faire le tour guidé de son exposition
avec les commentaires d'Irène au fur et à mesure...
(Voir les photos des oeuvres à la fin de cette page)

Irène a dit qu'elle n'était pas aux femmes, mais qu'elle trouvait ça beau des seins.
Alors Ben97 a imaginé une nouvelle promesse :
On va payer des seins en silicone à tous les hommes
pour que les femmes puissent elles aussi tripper sur les seins.
Mais c'est discriminatoire a dit quelqu'un,
il faudrait payer des seins à tout le monde, pas juste aux hommes
et il faudrait avoir le sein optimal et que tout le monde ait exactement les mêmes.
Ça va prendre des inspecteurs de conformité,
s'est écrié quelqu'un qui s'imaginait déjà avoir la job.
J'ai proposé qu'on les surnomme les «Totons macoute» !

Drapés dans l'anarchie,
parlant un language passionnément expressif,
mais définitivement incompréhensible,
jusque tard dans la nuit nous avons continué de tenir le fort.
À suivre...
Sergio
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Photos de Marie-Josée Lemieux
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