 Monsieur Papillon, René de son prénom, nous a amené quelques papillons et des chenilles. Et il nous a expliqué comment démarrer un élevage à la maison : Pour commencer, par une belle journée d'été, oisif et décontracté, dans un champs vous vous promenez et quand un joli papillon vient à passer, vous le prenez en filature. Il y a 50% des chances que ce soit une femelle et si elle se pose sur une plante, il y a 50% des chance que ce soit pour pondre.
Ça lui prend beaucoup de temps à pondre, alors vous ne pouvez pas le manquer. Maintenant, vous savez quelle est la plante préféré de cette sorte de papillon. Il ne reste qu'à ramener cette plante à la maison et la placer dans une cage à papillons. Bientôt, les oeufs écloront, les chenilles mangeront la plante, puis tisseront un cocon dans lequel elle se métamorphoseront en papillon, ce papillon cherchera un partenaire pour s'accoupler et ira pondre d'autres oeufs perpétuant le grand cycle de la vie. C'est-y pas beau ! Conversations «plusieurs à plusieurs»C'est pas évident à prime abord, mais il s'agit d'un sujet très politique. D'abord pour situer le contexte, voici les possibilités : 1. Un à un = comme au confessional ou en tête à tête 2. Un à plusieurs = comme à la radio ou un sermon à l'église 3. Plusieurs à un = comme à une élection ou à une lapidation 4. Plusieurs à plusieurs = comme sur Facebook ou à un 5à7 rhinocéros Il ne peut y avoir de code, de méthode ou de règlement lorsqu'on se réunit avec d'autres pour le simple plaisir d'être ensemble. Alors pour que tout le monde puisse parler avec tout le monde en même temps, il faut que personne n'accapare toute l'attention de quelqu'un tout le temps. C'est très gratifiant de jouir de toute l'attention d'une personne, mais pendant ce temps-là, on empêche cette personne de jouir de la présence des autres. Converser plusieurs à plusieurs est un savoir-faire qui s'apprend comme on apprend à faire de la bicyclette, on vacille au début puis une fois qu'on a pigé le truc, ça va tout seul. «En quoi est-ce politique ?» me demanderez-vous. Prenons le monde du travail pour commencer, autant dans le public que dans le privé, tu es «employé» et tu as un «patron», alors oublies ça la conversation plusieurs à plusieurs sur un pied d'égalité. La majeure partie du temps que tu passes à l'ouvrage, ils parlent, tu écoutes. Prenons le monde de l'éducation, autant du côté des profs que des étudiants, on n'est jamais en situation «plusieurs à plusieurs, égal à égal». Dans la classe, il faut que t'écoutes; dans les corridors, il faut que tu suives; même dans la cour de récréation, il faut que tu te tchèques. Et un Ministre peut balayer du revers de la main des années de négociations de la part des étudiants, des profs, des employés de soutien, etc. Prenons la famille, par exemple une famille avec des enfants intelligents et des parents qui ne comprennent à peu près rien mais sont certains d'avoir raison. Bref, que ce soit dans ta famille, à l'école, au travail, partout où tu vas, tu te retrouves dans des relations de pouvoir, soumis à une autorité. Sauf pendant les 5à7 du parti Rhinocéros, où tout le monde parle en même temps et où personne n'exerce d'autorité sur personne. Un grand voyage commence souvent par un tout petit pas. Sergio |