Dimanche, 11 novembre 2012
Numéro 616

Bulldozer

En avant les machines !

On se lance dans la construction...


Dimanche, 11 novembre 2012

Besoin de conseils

Monsieur Marc Mayrand
Directeur général des élections du Canada
257, rue Slater
Ottawa (Ontario) K1A 0M6

Cher monsieur Mayrand,

En cette époque troublante où les pots de vins envahissent la politique canadienne, québécoise et montréalaise, nous au parti Rhinocéros, nous avons beaucoup de questions à vous poser.

Dans cette valse d'enveloppes brunes, d'argent liquide, nous aimerions bien participer au bal politique, mais nous ne savons pas sur quel pied danser.

Pourriez-vous nous indiquer comment on doit s'y prendre afin d'obtenir une part du gâteau ?
À qui doit-on adresser nos demandes afin d'obtenir nous aussi des enveloppes brunes ?

Nous sommes probablement le plus pauvre des partis politiques canadiens. Nous avons besoin pour fonctionner de finances occultes car notre financement publique n'est pas très lucratif.

Si vous avez des connaissances dans le milieu, pourriez-vous nous aiguiller ?

Peu importe les montants, nous ne sommes pas regardant.

Bien entendu nous sommes prêts à respecter les règles du jeu et la ristourne appropriée sera remise à qui nous aidera à amasser la petite fortune avec laquelle nous aimerions entreprendre la prochaine campagne électorale.

Merci de votre attention,

François Yo Gourd
Foulosophe et Niaisologue
V.I.P. Véritable Idiot Professionnel
Président du Parti Rhinocéros du Canada

Des têtes tournent, d'autres tombent

Le bonheur des uns fait le malheur des autres...

Jean Charest préparait sa sortie, même s'il avait gagné
2012-11-04 - La Presse canadienne - Radio-Canada

Quand les résultats ont été connus, en fin de soirée, M. Charest a paru très serein, nullement amer, dit-on. Quand même, l'émotion était à fleur de peau: il savait que sa carrière politique venait de prendre fin. « Je ne l'ai jamais vu aussi ému », confiera une des personnes présentes.

Chose certaine, en cas de défaite, il estimait qu'il n'avait d'autre choix que de tirer sa révérence, selon un de ses proches. Il savait que « le PLQ n'a aucune pitié pour les perdants », selon cette source.

Montréal - Tremblay resurgit en plein chaos
2012-11-05 - Jeanne Corriveau - Le Devoir

La semaine s'annonce mouvementée à l'hôtel de ville de Montréal, alors que l'incertitude plane toujours sur l'avenir du maire Gérald Tremblay, qui s'est éclipsé pendant quatre jours loin du tumulte politique. Alors que les problèmes s'accumulent, son administration devra aussi régler la litigieuse question du budget 2013 de la Ville. Dimanche, la chef de l'opposition, Louise Harel, a d'ailleurs annoncé que sa formation boycotterait les travaux de la commission chargée d'étudier le budget, qualifiant cet exercice de « mascarade ».

M. Forcillo a dit comprendre l'exaspération des Montréalais concernant les hausses de taxes annoncées la semaine dernière. Mais il n'a pas voulu commenter les révélations faites lors de la commission Charbonneau.

Pour sa part, le président du comité exécutif, Michael Applebaum, devrait faire le point demain matin sur le dossier du budget de la Ville.

Pauline Marois écarte pour l'instant la mise sous tutelle de Montréal
2012-11-05 - Radio-Canada

La première ministre du Québec, Pauline Marois, n'envisage pas de mettre sous tutelle la Ville de Montréal, dont le parti dirigeant, Union Montréal, a été éclaboussé par des allégations de corruption lors des audiences de la commission Charbonneau. Mais elle n'écarte pas totalement cette idée.

Interrogée sur la pertinence de la démission éventuelle du maire Gérald Tremblay, Mme Marois a estimé que les allégations soulevaient des « questions sur son autorité morale ». « Je crois qu'il a à se poser la question », a-t-elle répondu, soulignant toutefois que la décision lui appartenait.

 

Tremblay abdique
2012-11-06 - Brian Myles - Le Devoir

M. Tremblay, un homme de foi, a truffé son discours de références religieuses. Il a évoqué ses « valeurs judéo-chrétiennes » telles que l'entraide, la solidarité, l'intégrité et la justice sociale pour expliquer son saut à la mairie de Montréal, en 2001.

Tel un supplicié portant sa croix, il interprète sa démission comme « l'ultime sacrifice », son « dernier acte d'amour dans l'intérêt supérieur de Montréal ».

M. Tremblay s'est plaint d'avoir été informé des problèmes bien après les faits. « J'avais beau avoir des doutes, poser des questions, être vigilant, ce n'est malheureusement qu'après les faits que l'on m'a remis des documents », a-t-il expliqué. Si les informations lui étaient parvenues en temps utile, il aurait pu éviter aux Montréalais le fiasco des compteurs d'eau et la vente au rabais des terrains du Faubourg Contrecoeur. « On a trahi ma confiance, et j'en assume l'entière responsabilité », dit-il.

Le roi est mort, vive le roi !

Un choix d'unité et de cohésion
2012-11-09 - Brian Myles - Le Devoir

« Ce choix reflète la cohésion et l'unité du caucus, a fait savoir son président, Bernard Blanchet. Pour les élus d'Union Montréal, Richard Deschamps représente le meilleur candidat comme chef du parti et pour diriger Montréal pendant cette année charnière. »

Malgré les scandales et les allégations récurrentes de corruption et de collusion à l'Hôtel de Ville, Union Montréal détient toujours la majorité au conseil avec 35 voix (incluant le président), contre 15 voix pour Vision Montréal et 10 voix pour Projet Montréal. L'élection de M. Deschamps prend donc les allures d'une formalité.

 

Applebaum dit quitter par souci d'éthique
2012-11-10 - Karl Rettino-Parazelli - Le Devoir

Au lendemain de la désignation de Richard Deschamps comme candidat à la succession de Gérald Tremblay par les membres du caucus d'Union Montréal, Michael Applebaum a décidé de démissionner vendredi après-midi de son poste de président du comité exécutif de la Ville de Montréal pour des raisons d'éthique.

En ce qui concerne son avenir au sein d'Union Montréal, M. Applebaum dit qu'il « poursuit sa réflexion », mais qu'il est toujours membre du parti. Il assure que son départ du comité exécutif n'a rien à voir avec le fait que le caucus de son parti lui ait préféré Richard Deschamps pour être candidat au poste de maire par intérim.

« On voit bien que l'unité que veut afficher Union Montréal s'avère fausse. En ce qui concerne la copie du rapport, il est déplorable que les membres du comité exécutif retiennent ce genre d'information », a souligné en fin de soirée la porte-parole de Projet Montréal, Catherine Maurice.

Le roi de Laval capitule
2012-11-10 - Brian Myles - Le Devoir

M. Vaillancourt était en parfait contrôle de ses émotions au moment de dire adieu à ses concitoyens. « Aujourd'hui, je m'adresse à vous pour la dernière fois comme maire de Laval, a-t-il dit. J'ai en effet décidé de quitter mon poste et de me retirer définitivement de la vie politique. »

M. Vaillancourt s'est dit « profondément blessé », tout comme l'est d'ailleurs Gérald Tremblay, qui a démissionné de la mairie de Montréal lundi.

En moins d'une semaine, les allégations de corruption et de collusion ont fait tomber les maires de la première et de la troisième ville du Québec, un précédent dans les annales politiques.

 

Lui, il le savait
2012-11-10 - Yves Boisvert - La Presse

Il y a au moins un truc de bien avec Gilles Vaillancourt: il ne nous dit jamais qu'il ne savait pas. Il dit: ce n'est pas vrai. Ou il ne dit rien.

Parce que si c'est vrai, lui, il le savait...

Et s'il vous plaît, n'allons pas comparer Gilles Vaillancourt à Gérald Tremblay. Le maire de Montréal est coupable d'un manque de surveillance grave, d'aveuglement et de complaisance. Mais on ne verra pas la police débarquer chez lui. On ne l'a pas vu tripoter des enveloppes.

Gilles Vaillancourt est visé personnellement. Pas par des allégations de financement politique illégal. Par des allégations de fraude massive, préméditée et répétée.

Deux poids, même mesure...

Le ministre Sylvain Gaudreault écarte l'hypothèse d'une tutelle pour Laval
2012-11-10 - Michel Corbeil - La Presse

L'hypothèse d'y aller d'une élection précipitée n'existe tout simplement pas, dans l'esprit du ministre Gaudreault. «Il y a une institution qui est là : le conseil municipal. Il se donnera une structure de transition et nommera un maire intérimaire. [...] «Le chaperon, ce n'est pas du tout dans les cartons, pour l'instant, ni à Montréal ni à Laval. Rien ne nous indique de faire ça.»

Le député de la CAQ Jacques Duchesneau a indiqué au Soleil qu'il comprend que le recours à la tutelle ne va pas de soi. Mais que M. Gaudreault refuse de nommer un observateur, «je tombe en bas de ma chaise», Laval «vit un tremblement de terre» et le ministre «veut faire comme si de rien n'était» et s'en remettre aux édiles en place. S'il ne va pas jusqu'à «accuser» le conseil de ville de corruption, il signale qu'il «y aura toujours des doutes» au sujet des décisions de ce dernier.

Le député Amir Khadir, de Québec solidaire, a affirmé qu'il «ne fait pas du tout confiance aux autres conseillers.» Des membres d'un conseil municipal «indolent, indulgent, complaisant ou complice qui ont accompagné le maire» pendant des années. M. Khadir estime qu'il faut considérer toutes les options, du scrutin anticipé à la désignation d'un chaperon, mais qu'il faut «bouger».

Ça manque de jugement

Gabriel Nadeau-DuboisL'injustice d'un jugement
2012-11-10 - Le Devoir

Si nous avons raison et si la sentence rendue par le juge Denis Jacques est bien de nature idéologique, alors ce n'est plus seulement le droit qui est instrumentalisé, mais la personne même de M. Nadeau-Dubois, dont on veut faire un cas d'exemple dans l'espoir de bloquer tout prolongement possible au printemps dernier et, en définitive, paralyser l'action syndicale.


Gabriel Nadeau-Dubois condamné:
La Cour d'appel devrait revoir la décision

2012-11-07 - Mireille Beaudet - La Presse

Si une telle décision devait être maintenue, il faudra dorénavant tenir pour acquis qu'aussitôt qu'une ordonnance est rendue par un tribunal, c'est un outrage au tribunal que d'en remettre en cause la légitimité, car il est dès lors toujours possible d'inférer d'un tel propos qu'il encourage à poser des gestes de désobéissance à l'ordre du tribunal.


Outrages

2012-11-05 - Rima Elkouri - La Presse

On ne plaisante pas avec la justice, soit. Mais on ne peut non plus passer sous silence l'absurdité d'avoir porté devant les tribunaux une crise qui ne pouvait y être réglée. Le conflit étudiant était politique. Sa solution ne pouvait qu'être politique. Le désengagement du gouvernement libéral, qui a laissé pourrir la situation de façon cynique, a eu pour effet de pelleter une crise sociale et politique dans la cour des policiers et des juges.


Nous sommes tous et toutes coupables

2012-11-03 - La Presse

Pour le juge, qui se permet de faire la leçon, il n'y a jamais eu de grève étudiante mais un boycott individuel des cours, un discours qui s'apparente trop à celui du gouvernement Charest pour ne pas y voir une convergence d'idées. Les actes qu'on condamne ne sont pas ceux du porte-parole... Celui qu'on condamne est un bouc émissaire.


Gabriel Nadeau-Dubois et l'outrage civil

2012-11-03 - Véronique Robert - Voir

Gabriel Nadeau-Dubois était poursuivi par Jean-François Morasse pour non respect d'une injonction de nature privée.  L'injonction opposait un individu et une association étudiante, donc deux parties civiles.  On est ici en droit privé.  On n'est pas en droit public.  L'État n'est pas mêlé au dossier. Bien qu'une peine de prison soit possible, la Loi sur le casier judiciaire, une loi fédérale, n'a rien à voir dans l'histoire.  Et Gabriel Nadeau-Dubois n'aura pas de casier judiciaire, même si on l'envoie séjourner quelques jours en prison, pour en faire un exemple, ou un martyr, c'est selon.


Coupable d'inspirer

2012-11-02 - Michel Lambert - www.huffingtonpost.com

Toutes ces questions semblent techniques et elles le sont. Car l'offense de GND n'est pas là. Sa faute est dans l'inspiration que lui et les autres leaders étudiants ont contribué à insuffler à la société québécoise. Le printemps érable est une faille dans l'establisment québécois et il importe sans doute pour plusieurs que la matraque légale achève maintenant ce que celle en caoutchouc dur n'a pas su faire.

Car pour citer Gabriel en terminant, ce sont « les mêmes personnes, avec les mêmes intérêts, les mêmes groupes, les mêmes partis politiques, les mêmes instituts économiques. Ces gens-là, c'est une seule élite, une élite gloutonne, une élite vulgaire, une élite corrompue, une élite qui ne voit l'éducation que comme un investissement dans du capital humain, qui ne voit un arbre que comme une feuille de papier et qui ne voit un enfant que comme un futur employé.

Ces gens-là ont des intérêts convergents, un projet politique convergent, et c'est contre eux que l'on doit se battre, pas seulement contre le gouvernement libéral. Et je peux vous transmettre le souhait, je crois, le plus cher des étudiants et des étudiantes qui sont en grève au Québec: c'est que notre grève serve de tremplin à une contestation beaucoup plus large, beaucoup plus profonde, beaucoup plus radicale de la direction que prend le Québec depuis les dernières années.»

Manifeste Anonimaux

[ Pour lire le manifeste en français... ]

En avant la musique

Tout ça ne nous rajeunit pas...

King Crimson !

(Je viens de réécouter Epitaph)

À nous de voir...

Avant j'avais peur que les gens disent :
«Mais pour qui se prend-elle ?»
Maintenant j'ai le courage de me tenir debout et de dire
«Voici qui je suis !»

L'avenir, c'est maintenant qu'on l'imagine...


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